TETE A TETE AVEC DUPREE KOUAL

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Artiste pluridisciplinaire, Dupree Koual est né un 08 mai, au Cameroun à Yaoundé. Grandi entre le Cameroun et le Nigéria, cet acteur d’expression anglaise, populaire pour son rôle dans la série intitulée « Bad Angel » et sorti en 2016, a roulé sa bosse depuis plus d’une décennie. Dupree Koual a accepté de se soumettre au jeu du Tête à Tête chez EsbiMedia.

Esbi Media : Bonjour Dupree et merci d’avoir accepté notre invitation, malgré un emploi du temps chargé.

C’est moi qui vous dit merci.

Esbi Media : Avant toute chose, avez-vous l’habitude des magazines web camerounais ?

Bien-sûr, j’ai déjà donné des interviews à plusieurs médias web et conventionnels. Il y’a par exemple eu Culture Ebene d’Idrisu Arabo et Meamla Media de Melanie Meka Manga pour ne citer que ceux-là.

Esbi Media : Wow, d’accord, alors dites-nous, vous avez longtemps été connu comme artiste-musicien…Qu’est-ce qui vous emmène dans le monde du cinéma?

C’est vrai que j’ai été musicien pendant longtemps avant d’embrasser le Cinéma de façon professionnelle mais je crois qu’il n y a pas de film sans musique (rires). J’ai un album « Remember The Time » qui se vend encore sur les plateformes de streaming depuis 2014. Il a été produit en 2010. Je dirai que je suis passionné de cinéma, je l’ai toujours été. J’ai d’ailleurs l’intention de ne faire que ça à l’avenir.

Esbi Media : Comment vous êtes-vous retrouvé dans le cinéma ?

Le Cinéma a toujours été présent dans ma vie. Depuis mon jeune âge, mon feu grand-frère Western Burning, m’amenait tous les weekends regarder les films chinois et Indous. A cette époque, ces films avaient quelque chose de captivant. Etant tout petit encore, je  voulais être comme ces acteurs-là. Puis le temps est passé,  j’ai grandi. Je suis  allé à l’école pour réaliser mon rêve d’acteur et devenir ce que je suis aujourd’hui.

Esbi Media : Votre rôle dans le court métrage « Run », sorti en 2019 marque-t-il le point de départ à votre  vie d’acteur? Comment l’avez-vous trouvé?

Peut-être il marque un point de départ pour ceux qui ne me connaissaient pas avant; principalement sur le continent africain. Mais avant 2019, c’est-à-dire entre 2005 et 2006, j’ai joué dans « Déchirure I et II »  de feu Alphonse BENI. En 2011, j’ai également joué dans le film «  Les veuves volontaires » du même réalisateur. Et en 2015, j’étais acteur dans la série télévisée « Bad Angel » qui compte 6 saisons et 312 épisodes. Dans cette série,  je joue un double rôle: celui d’Emmanuel et Johnson. Çà c’est pour ce que je fais au Cameroun. Cependant, le rôle de Bobby Dan’s que j’ai incarné dans le film (moyen métrage) « Run », était pour moi un rôle comme tous les autres. Ma formation en tant qu’acteur me permet d’interpréter n’importe quel personnage  et de le faire à la perfection. Ceci en utilisant juste les codes du jeu d’acteur que j’ai appris.

Esbi Media : Justement parlant de la formation d’acteur, où avez-vous appris le cinéma, car vous êtes assez réaliste dans vos interprétations ?

J’ai un BFA en Acting (Brevet en jeux d’acteur). Je suis un diplômé du New York Film Academy (NYFA 2014). J’ai aussi fait des ateliers de formation en Body Language au Rain Dance Academy de London/UK.

Esbi Media : Une préparation bien huilée, on dira. En 2005 vous étiez encore très jeune. Lorsque vous décidez de vous consacrer au cinéma, quelle est la réaction de vos parents ?

Avant le cinéma  la musique était déjà là et mes parents pensaient que je finirai artiste musicien; ce n’était pas vraiment un combat et déjà je ne vivais même plus sous le toit familial.

Esbi Media : Quelle serait votre réaction si votre enfant vous disait vouloir devenir acteur, vous l’accompagnez ou vous l’en dissuadez ?

Vous savez, on fait les enfants, mais pas leurs esprits et ce sont l’esprit et l’énergie qui guident les hommes. En parlant  de cela, je vais le guider. Dans ce monde rien n’est offert gratuitement. Pour cet enfant, je vais lui dire qu’il faudrait bosser 4 fois plus dur que moi son père pour espérer être au-dessus de mes œuvres.

Esbi Media : Quelle est votre plus grande réussite dans le cinéma selon vous ?

Mes prouesses n’ont pas encore commencé. Je crois que le chemin est encore très long et quand mon étoile sera sur Hollywood Boulevard, je saurais que je suis déjà au sommet (sourire). 

Esbi Media : Vous avez partagé la vedette avec Gérard Essomba et Alphonse Beni dans le film « Les veuves volontaires » en 2011… Quel souvenir avez-vous gardé de cette époque?

Ce fut une très belle expérience pour moi de jouer avec ces légendes.  Beni c’était mon rêve d’enfance et Gérard Essomba, la perfection, l’acteur Africain du siècle. J’ai beaucoup appris des deux. Après cela je suis rentré à l’école en fin Octobre 2012.

Esbi Media : Avez-vous une préférence pour un type de rôle en particulier ?

Naturellement, je suis en train de bâtir une carrière. Si les rôles proposés ne vont pas avec ma vision et celle de mon équipe, surtout avec mes agents, on ne le fait pas.

Esbi Media : D’accord… Vous arrive-t-il d’avoir des fous rires ?

(Rires) oui biensûr… Quand je regarde un film avec une action forte  et certaines comédies, je me laisse emporter et j’éclate de rire  «aaaah !!!»

Esbi Media : Si vous deviez jouer dans une fiction camerounaise, ce serait de quel type ? Avez-vous un film/série en illustration ?

J’aime bien les films  dramatiques et de crime. En illustration, il y’a la série Bakengouaya (le ROI Député) de Man No Lap et SAMBA saison 3 du même réalisateur,  Jean De Dieu TCHEGNEBE, qui serait un délice inoubliable pour le peuple africain. Just wait and see.

Esbi Media : En dehors du fait que vous soyez acteur, vous semblez être un vrai fan aussi. Est-ce à dire que les acteurs sont  les premiers fans du petit écran ?

Dans la vie, si tu ne fais pas ce que tu aimes, c’est que tu as raté quelque chose. Pour votre question, je dirai « Oui, je suis fan des choses bien faites et de bons acteurs ».

Esbi Media : Justement, pour vous, c’est quoi un bon acteur ?

Pour moi, un bon acteur c’est celui qui ne se laisse pas démoraliser sur le plateau parce qu’il a loupé une tirade. C’est celui qui se rattrape et garde le sourire.

Esbi Media : Qu’est-ce qui peut vous faire perdre le sourire, en dehors de l’écran ?

La mort d’un proche

Esbi Media : Nous sommes tous sensible face à un tel drame. Quels sont vos projets, à court terme ? À long terme ?

Pour mes projets à court terme, je dirai former quelques acteurs sur le continent via des Master Class, et à long terme, j’aimerai avoir l’une des plus grandes Academy de Fine art and Media en Afrique avec le nom Koualoland Academy.

Interview menée par Cyrille ELLA

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