CINQ FILMS CAMEROUNAIS DE SENSIBILISATION A L’ALBINISME

Ces productions permettent de mieux faire connaître et de sensibiliser sur les réalités vécues par les personnes atteintes d’albinisme au Cameroun.
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Le mois de juin est dédié à la sensibilisation sur l’albinisme. Il s’agit d’une condition génétique rare, non transmissible, caractérisée par une absence de pigmentation (mélanine) dans les cheveux, la peau et les yeux (albinisme oculo-cutané). De nombreux réalisateurs camerounais se sont intéressés à cette problématique de santé publique dans leurs films. Ces productions permettent de mieux faire connaître et de sensibiliser sur les réalités vécues par les personnes atteintes d’albinisme au Cameroun.

“Chariot Of The Gods“ de Anurin Nwunembom

Ce film plusieurs fois primé met le doigt sur une réalité courante des certaines régions du Cameroun, l’offrande en sacrifice de l’albinos aux divinités. C’est l’histoire de Liengu, une adorable et brillante albinos de douze ans, en vacances à Bonalyonga (un village niché au flanc du Mont Cameroun) avec sa mère et son père. Pour faire face à la  disparition mystérieuse de certains jeunes dans ce village, son grand-père Mola Kingue chef du conseil du village, décide de l’offrir en sacrifie aux dieux de la montagne.

Ngomba (l’homme de main de Mola) kidnappe l’enfant et la cavale vers la montagne commence. Les parents de l’enfant sont déterminés à protéger leur fille, peu importe les enjeux. Enanga (la cinglée du village) choisit de montrer à Margot Etonge (la mère de Liengu) le chemin vers ce voyage périlleux.

 ‘‘Disappeared’’ de Romario Tchoupou

Ce long métrage, apporte un autre regard sur les albinos en particulier, sur toutes les personnes discriminées en général. Le personnage principal Vanessa, une adolescente albinos vivant dans la précarité avec ses parents, s’est illustrée par une personnalité forte, un mental paré à toutes épreuves et une volonté de fer de poursuivre ses études au détriment de sa condition sociale et des injustices subies. Son mot d’ordre: La résilience.

“Ekop-Djam”, ou  “Ma Peau”  de Nabe-Daone

“Ekop-Djam” raconte l’histoire émouvante de Ndjende, dont la mère Azo’o durant la grossesse s’est rendue compte qu’elle allait mettre au monde un enfant albinos. Synonyme de malédiction dans son village, elle est contrainte de donner vie dans la forêt et confie le petit Ndjende (qui signifie “Arbre le plus solide de la forêt”) à Na’a, une femme âgée qui l’élèvera dans le secret jusqu’à ce qu’il devienne un adulte. Ainsi, les deux femmes le protège d’une mort certaine réclamée même par son propre père Elon.

Lorsque l’enfant rejeté devenu grand revient dans son village, ce n’est ni pour se venger ni pour se plaindre, mais pour se battre afin que sa couleur de peau ne soit  plus un frein pour vivre en communauté avec les siens et avoir une vie normale.

“G & M”, pour Grâce et Merveille de Rostand Wandja,

“G & M” nous parle de Grâce et Merveille, deux sœurs albinos incomprises par une mère très peu à l’écoute de leurs envies. Têtues, dynamiques et drôles, tout un stratagème se met alors peu à peu en place pour un seul but : intégrer le club théâtral du quartier auquel Maman s’oppose fermement.

‘‘Le mystère de Waza’’ de Claye Edou,

Bien que l’intrigue ne soit pas centrée spécifiquement sur l’albinisme, LE MYSTÈRE DE WAZA, se positionne tout de même comme un film de sensibilisation pour plus de tolérance et d’empathie envers les personnes albinos.

Ce film d’animation est centré sur Abdul, Bilama (albinos), Moudio et Nguiamba. Ces quatre amis camerounais depuis leur jeunesse à Yaoundé, sont désormais étudiants à la toute nouvelle Université Scientifique du Sahel. Intrigués par des disparitions mystérieuses dans leur établissement, ils décident de mener l’enquête… Celle-ci les conduira au cœur d’un véritable trésor archéologique de la région : le Parc National de Waza.

Sidoine FEUGUI

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